Oublier quelqu’un
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j'adore jouer avec les mots et les métaphores • je sais que c'est moins triste, alors je ne sais pas si ça va vous plaire • / mlleeloise62 • / mlleeloise62 • [email protected] (contact professionnelle uniquement) • Musique : kudasai - the girl i havent met • • Comment j’ai fini par oublier ? • Ca a toujours été LA question qui paralysait chaque humain. • Comment après avoir découvert l’unicité d’un autre, avoir montrer la sienne, avoir aimer une relation mais surtout le rôle qu’on avait dedans, on devait accepter le retour à une vie banale avec comme seule excentricité le souvenir de ce que l’on pouvait être. • Moi ça m’a longtemps paralysait. • Tellement, que c’était devenu mon rôle favori. • A chaque nouvelle histoire, j’essayais désespérément de rejouer ma pièce favorite, celle où j’étais l’être aimée. • Et inlassablement je changeais de partenaire de jeu, ne comprenant pas pourquoi la pièce n’était plus aussi belle. • C’était fatiguant, comparable à une droguée qui ne retrouvait plus la saveur et l’adrénaline de son premier shoot. • J’étais en manque. Une sorte de manque complètement narcissique et égoïste, je ne vous le cache pas. • J’avais raté mon plus beau rôle, tout ça parce que mon partenaire ne trouvait pas mon jeu suffisamment beau et à sa hauteur. • C’était le mieux que je savais faire, mais c’était pas suffisant. • Voilà ma grande blessure, j’ai toujours été ce « pas assez ». • Pas assez pour qu’ils veulent de moi dans leurs vies. • Pas assez pour qu’on veuille de moi en soirée. • Assez gentille avec les autres pour qu’on se confie à moi mais pas assez pour qu’on m’écoute. • Ma vie se résume à une large complainte de moi même et de ma relation aux autres sans avoir réellement eu l’impression un jour que quelqu’un d’autre souffrait autant que moi à cause de ses propres questions. • Revenons donc à celle de base : • Comment j’ai fini par oublier ? • C’est comme quand vous vous blessez, la cassure, la rupture, la trahison, ça c’est la plaie. • Et vous comme moi, savez qu’il n’y a qu’une manière pour soigner une blessure : le temps. • La seule différente avec une blessure sur le corps et une blessure sur le coeur. • C’est qu’on ne connait pas son importance, sa taille, sa profondeur et quelle prescription il nous faut. • Alors pour soigner la blessure, on se renferme sur soi pour calmer l’inflammation. • On utilise les gens comme médicaments. • Parce qu’on est assez con pour croire que quelqu’un peut te soigner de cette relation si particulière qu’est de toi à toi. • On essaye de se soigner tellement longtemps, on appuie, on remue, on questionne, on aime, on serre, on déteste notre plaie béante. • Elle devient quotidienne, on ne la sent même plus. • Mais on sait qu’elle est là. • Elle n’est plus hôte de notre coeur. • Elle en est propriétaire. • Mais le temps passe, • la propriétaire meurt. • Mon coeur est vide, • Personne ne m’a aidé • Mais j’ai fini par oublier. • Le texte a été écrit par mes soins
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